lundi, 17 novembre 2008

Christophe Pellet, "Soixante-trois regards"

Ecrit à Christophe ce soir. Lu Soixante-trois regards sur une terrasse chauffée. Les déambulations d'une femme dans Berlin, un écrivain trop appliqué, des scènes entrevues, une question récurrente, "ensemble comment?", parfois "comment" en italique, "comment" à la fin de la question, ça change tout, c'est l'énigme du couple, du choix de l'autre, d'un autre, celui-là et pas un autre, celui qui est à côté de moi et qui avec moi forme un couple, pas deux personnes simplement côte à côte, mais ce que n'importe qui identifie comme un couple, ce n'est pas pareil.

"Le corps de cette ville redonne une forme au mien et le déforme tout en même temps."

"N'être qu'en transition."

"Vous êtes ensemble comment? Une maladie mortelle ordinaire."

"Quand le corps n'est plus là, je m'éclipse."

"Fuite et poussée en avant: le mouvement même, d'une vie."

"Le manque me coupe les jambes."

"Ce qui ne fonctionne plus à force de fonctionner trop bien, ce qui fonctionne pour fonctionner."

"Je te quitte. Mais je reviendrai vers toi pour te démembrer et t'énumérer."

"Rompre tout commerce avec ceux que je désire et qui ne me désirent pas."

"Mort physique/exclusion."

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