mercredi, 11 février 2009

Les aveux

J'avais la conscience trouble. J'étais sans vision de moi-même. Tout ce qui ne pouvait dans l'espace se déployer, se répandre ou se condenser, se gonfler, prendre ou être capable de prendre une forme, n'était pour moi que du rien. Oui, les images de ma conscience ressemblaient aux formes que mes yeux avaient l'habitude de rencontrer. Et je ne voyais pas que cet effort de création de ces images était quelque chose d'autre qu'elles.

La lumière du soleil ne rencontre aucun obstacle dans la masse de l'air qui est au-dessus de la terre. Elle traverse par pénétration sans rien rompre ni déchirer, et en remplissant tout. Et j'imaginais que toi aussi, tu passais non seulement dans le corps du ciel, des airs et de la mer, mais aussi de la terre. Et que tu pénétrais toutes les parties, les plus grandes comme les plus petites, pour qu'elles captent ta présence.

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