mardi, 17 février 2009

De la bêtise en littérature

Pourquoi je cumule les actes manqués: mon portable oublié dans la chambre d'Yves-Noël, il me donne ses clés pour quelques jours; on m'invite aux Ateliers Berthier et je vais à l'Odéon, au lieu de voir Le Cas Blanche-Neige je dîne avec Françoise; Yves-Noël m'invite à un concert au Baron, il y va en vélib', moi en voiture, il me dit qu'il laisse mon nom à l'entrée, à l'entrée le mec tout puissant qui détient la liste ne daigne même pas la regarder et me rembarre, me disant que je n'ai qu'à l'appeler, mon ami, mais voilà, j'ai oublié mon portable, et le mec doit me prendre pour un connard, comme s'il était possible d'oublier son portable. Je rentre chez moi bredouille pendant que mon chevalier devenu baron converse avec de jolies femmes, et même médiatiques (j'avais dit "je m'habillerai en conséquence", lui "non mais attends c'est une boîte hétérosexuelle", et en conséquence je ne m'étais pas maquillé).

(C'est vrai aussi, je dis portable, il paraît qu'il vaut mieux dire mobile, qu'il y a des règles, le bon usage, comme en revanche qui fait la guerre à par contre, par ailleurs qui vient d'ailleurs mais d'où?... des trucs de ce genre-là. C'est insupportable. Et pas uniquement parce que Proust écrit par contre ou se baser sur. Remarquez, je n'ai aucune raison d'écrire par contre ou en revanche ou par ailleurs ou se baser sur. D'écrire ça dans ma langue, la mienne, ma langue d'idiot. Parce que quand même, hier soir, sur le long trajet entre La Villette et le Pont de l'Alma, j'ai entendu des choses intéressantes, un auteur qui parlait de la bêtise en littérature, de l'idiotie de l'écrivain. Idiotie: ce qui est fondamentalement particulier, singulier. A creuser.

Il y a des mots que je n'écris pas.)

On monte fumer une cigarette.

Bruno: "Et ton roman, ça avance?"

Moi: "J'ai pas encore découpé mes papiers."

Rires.

Il y a un nouveau groupe sur Facebook: fans d'Hélèna Villovitch.

Informations générales

Type
Description       
Née en 1969, Hélèna Villovitch a suivi des études d’arts appliqués à l’Ecole Boulle et réalise des films expérimentaux.
Elle collabore de 1991 à 2000 à un groupe d'artistes appelé 'le Molokino', en compagnie de Cécile Bortoletti, Agathe Gris et David TV. Artiste accomplie, elle pratique la peinture, la photographie, le graphisme et le cinéma expérimental. Elle signe des scénarios et réalise des films comme 'Vanity' ou 'Bye bye tiger'. Dans son oeuvre, elle aime s'inspirer avec humour de ses diverses expériences et de faits d'actualité ou de société comme le monde du travail. En 2003, dans 'Petites soupes froides', l'écrivain relate les travers de la vie parisienne. Son quatrième ouvrage, intitulé 'La Vraie Vie', montre la désillusion de jeunes artistes qui sont obligés de travailler dans les bureaux. On retrouve ce thème, qui lui tient à coeur, dans son autre livre 'Je pense à toi tous les jours'. En 2005, elle sort 'Le Bonheur par le shopping' dans lequel elle tente de savoir si le shopping rend heureux. Hélèna Villovitch fait également des lectures de textes en public.
Elle a notamment publié aux éditions de L’Olivier 'Je pense à toi tous les jours' (1998), 'Petites soupes froides' (2003) et 'Dans la vraie vie' (2005). Elle est également l’auteur de 'Le bonheur par le shopping' (Maren Sell, 2005) et, avec Hendrik Hegray, de 'La maison rectangulaire' (Estuaire, 2006).

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