lundi, 23 février 2009

Familier, étranger (décentré)

Bonjour Pierre. Ce matin j'ai lu l'article sur le spectacle C'est pas pour les cochons, et j'ai récupéré le texte d'Yves-Noël sur le net. J'avoue que cela me décentre de mes préoccupations habituelles, aussi bien le texte que la mise en scène. Vu d'Aubry-du-Hainaut et dans le contexte de ce que je vis au jour le jour, personnellement et avec d'autres que j'accompagne, tout cela me paraît tellement autre, à la fois étrange et étranger. Cependant je ne rejette pas ce que tu me fais découvrir ainsi, découverte d'un autre monde, d'un autre univers qui ne manque pas de valeurs spirituelles, s'exprimant dans la poésie des mots et dans celle des corps. J'ai l'impression que tu vis en permanence une quête de toi-même, et de l'autre, et de la relation à l'autre, dans toutes les dimensions expérimentables: intellectuelle et poétique, musicale et gestuelle, charnelle et spirituelle. N'hésite pas  à continuer de me communiquer ainsi ce que tu vis, même si cela peut te paraître loin de ce qui motive ma recherche personnelle du sens de ma vie et de celle des gens que le destin (Dieu pour moi) met sur ma route. Cela m'évite de m'installer trop confortablement dans mes certitudes, et entretient mes propres interrogations. Bonne semaine et à jeudi soir, bisous, Papa.

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