samedi, 02 mai 2009

Nocturne, choeur de ténèbres


podcast

Commentaires

Scène imaginaire: un nocturne, c'est comme dit Baudelaire un oiseau planant au-dessus des horreurs d'un gouffre. L'oiseau: la mélodie, et sous lui, la main gauche en arpèges légères. Le gouffre: les bas-fonds, le Studio de Chaillot, l'endroit le plus rugueux pour faire du théâtre. Dans ma scène imaginaire, il y a l'oiseau en plastique aux couleurs d'arc-en-ciel, celui qu'Yves-Noël a acheté sur le parvis des droits de l'homme. Lumière faible et chaude, l'oiseau tourne entre les murs aux pierres irrégulières, au-dessus du plateau, il hésite, maladroit. Le choeur des acteurs, assis, hébétés, et quelques voix s'élèvent dans la dernière partie du nocturne, voix du lointain, ou voix intérieures. Sur l'accord final, l'oiseau se pose sur le plateau.

Écrit par : Pierre | samedi, 02 mai 2009

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oh, oui, j'écoute sans fin ton nocturne !

Écrit par : yn | dimanche, 03 mai 2009

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Ce morceau me fait replonger au coeur de la musique de Chopin. Simple, gracieuse, intime, précieuse, mais à la fin annonciatrice d'une menace.

Écrit par : Fabrizio | mercredi, 06 mai 2009

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