dimanche, 06 septembre 2009
Ravauderie, ravaudage
Amusant de discuter boulot avec A., "moi j'ai travaillé toute la semaine sur des statistiques sur...", "et qu'est-ce que ça donne?... Ah pardon, tu ne peux pas me dire...", "je ne sais pas si on communiquera sur le sujet, c'est compliqué...". Acheté le Magazine littéraire à la gare de Rouen, j'avais presque une heure à tuer. Regardé un joli garçon sur la place de la gare, que j'ai retrouvé plus tard sur le quai. Chevelure touffue et taille très fine. Il me fait penser à Nicolas, que j'ai aperçu dans l'après-midi au Centre Pompidou, dans l'espace aménagé par Philippe Parreno (j'étais allongé sur la moquette rouge avec Clélie, je prenais en photo les ballons d'argent amassés au plafond). Lu le Magazine littéraire dans le train, le dossier sur Rimbaud, un article intéressant sur ses exercices scolaires, les amplifications en latin et en français, l'humour, le génie, l'Afrique. Beaucoup de platitudes aussi, dans ces pages, et un article bizarre écrit par Cécile Ladjali.
(C'est la rentrée, ma deuxième rentrée non scolaire, et je goûte encore le plaisir frais de lire sans me soucier de pédagogie.)
Ce qui me rafraîchit ce soir, c'est de relire les premières notes de mon blog. Je reprends le fichier des huit premiers mois, de mars à octobre 2008, où j'avais rassemblé toutes les notes. Le texte est brut: je dois replacer les italiques, homogénéiser la présentation, supprimer les maladresses, corriger les coquilles, enlever le superflu parfois. Il faudrait que j'y travaille un peu tous les jours. Amusant de voir apparaître les personnages un à un: Clélie, Lucien, Estelle... Je ne sais pas encore où j'arrêterai le récit: aux vacances avec Yves-Noël et Clélie, au départ d'Yves-Noël à New-York?
La semaine qui commence sera sans doute moins éprouvante que celle qui se termine. Je m'étais muré dans le travail, mangeais peu, comptais les jours et les heures jusqu'à vendredi (je devais rendre un travail important).
Yves-Noël me parle des comédies musicales qu'il voit à New-York, et ça ne m'évoque rien, ça ne m'attire pas. Il y aurait pourtant ce projet d'ACR avec France Culture, et puis... Il est temps qu'on se revoie je crois, le décalage de six heures, nos rythmes radicalement opposés... Plus rien sur son blog, quelques sms où il m'appelle "brother", puis "daddy" parce qu'il sait que je suis avec Clélie.
J'ai commencé un poème hier soir, pour la série du Chapelet:
Je vais machinalement sur le blog d'Yves-Noël, me doutant que je n'y trouverai rien de nouveau, et en cliquant sur "blog suivant" comme je le fais parfois, je trouve cette prière méthodiste:
I am no longer my own but yours.
Put me to what you will,
rank me with whom you will;
put me to doing, put me to suffering;
let me be employed for you,
or laid aside for you,
exalted for you,
or brought low for you;
let me be full,
let me be empty,
let me have all things,
let me have nothing:
I freely and wholeheartedly yield all things
to your pleasure and disposal.
And now, glorious and blessed God,
Father, Son and Holy Spirit,
you are mine and I am yours.
Source: My Cup of Coffee
Commentaires
ah oui, elle est belle cette priere, tres americaine, tres musicale. on pourrait aller en voir a Londres un weekend tous les deux... bises fiston (pas trop de poussiere, hein ?) mais je n fais pas que voir des musicals, je sors en boite aussi (mais chez les heteros, hein ? jai aucune idee de ou c qu il sont les pedes ici) toute la sainte nuit jusqu au train de 5h14 qui me ramene a laube dans le New Jersey boise comme la normandie dont tu parles, ou je vois les biches et ou ca a ete aussi la pleine lune, ici, point commun, je taime yn
Écrit par : le dispariteur | lundi, 07 septembre 2009
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