mercredi, 30 septembre 2009
Re : Service
Ah la la...
Je me souviens bien du film (des images), que j'ai vu au ciné à sa sortie. Aucun souvenir de la musique en revanche... J'écoute des concertos de Vivaldi ce soir, pas la même couleur que la musique française... J'ai de la musique de cour, de la musique pour le lever du roi, par exemple, de Delalande (vérifie sur Deezer). Quoi d'autre... Couperin peut-être, Le Portrait de l'Amour... dis-moi si c'est ce genre-là que tu recherches. Sinon, tu connais un peu Rameau...
Il faudrait trouver les références musicales du film, ça doit pouvoir se faire...
Pour le reste, ce n'est pas que je n'aie pas le temps. Justement, je suis en pleine découverte, en lisant Henri Laborit et Einstein. Simplement, je n'ai pas répondu à ton dernier mail (mais je n'étais pas sûr de ne pas l'avoir fait...) parce que j'ai trop ressenti l'appel, je ne sais comment dire, affectif, exclusif, auquel je n'étais alors pas capable de répondre (et je crois me souvenir que c'était à la rentrée, ou un peu avant, période dont j'ai un souvenir un peu sinistre...). Voilà pour les excuses de rigueur.
Avec toute mon affection, ceci dit, bien sincère ^^
Donne-moi de tes nouvelles quand tu veux.
Bisous,
Pierre
23:29
Métaphore : l'écharpe irisée de l'imaginaire

Henri Laborit, Eloge de la fuite, Gallimard, Folio Essais
21:35
Comment je vois le monde

00:35
lundi, 28 septembre 2009
Autoportrait
"Lorsqu’on a passé trente ans de son existence à observer les faits biologiques et quand la biologie générale vous a guidé pas à pas vers celle du système nerveux et des comportements, un certain scepticisme vous envahit à l’égard de toute description personnelle exprimée dans un langage conscient. Tous les autoportraits, tous les mémoires ne sont que des impostures conscientes ou, plus tristement encore, inconscientes."
Henri Laborit, Éloge de la fuite
Commencé la journée en visionnant des extraits de Mon Oncle d’Amérique sur Youtube, condensé de la pensée de Laborit, et j’ai continué de lire son Éloge de la fuite, et encore dans l’après-midi et ce soir. Il faudrait presque tout citer… Toujours étrange d’approcher un auteur, un artiste, ou un objet, quel qu’il soit, par hasard, tard, de l’aborder comme si je découvrais une pépite, pour me rendre compte plus ou moins rapidement que j’aurais pu ou dû le connaître depuis bien longtemps. L’Éloge de la fuite renouvelle ma bibliothèque, me fera lire les autres livres autrement, les œuvres de l’imagination et les autres.
C’était à la Librairie de Paris, j’avais le temps de parcourir les rayonnages, de lire les titres un à un, ce devait être du côté des sciences humaines, et ce titre, Éloge de la fuite, qui m’attirait par identification, ma fuite, ce que je reconnais comme une fuite.
Ma colocataire et son copain viennent de se séparer ― je veux dire ce soir, comme tous les soirs sauf le samedi où c’est elle qui va chez lui ―, ça se passe toujours entre vingt-deux heures et vingt-deux heures trente, ils arrivent dans l’entrée, chuchotent pour ne pas me déranger ― ma porte est fermée, mon rideau est tiré ce soir, mais parfois c’est ouvert et je suis en train de lire, d’écrire, ou de dormir ― s’embrassent plusieurs fois bruyamment ― je ne peux m’empêcher d’imaginer des ventouses ―, disent deux ou trois mots entre deux baisers, prévoient le programme du lendemain, à la minute près, "je t’appelle à quinze heures huit après ton cours", "je serai là à dix-neuf heures trente, promis", et elle de répondre: "ou trente-deux, ou trente-cinq", et c’est vrai qu’elle s’impatiente quand il a cinq minutes de retard. Ce qui est plus difficilement supportable, c’est le bruit dans la cuisine, le temps qu’ils passent dans la cuisine le soir, le temps qu’elle y passe pour cuisiner, encore hier après-midi, un gâteau, et ils s’appellent pour parler de la quantité de vanille, et elle se met à faire le ménage, lave les chiottes et je ne peux même pas aller pisser avant de sortir. Je veux juste dire que je suis tellement rarement chez moi, qu’il m’arrive tellement rarement d’avoir du temps devant moi, que la seule sensation d’une volonté implacable dans mon espace vital, modeste territoire partagé, me met hors de moi quand j’ai l’occasion d’apprécier le silence, l’indécision, le temps suspendu.
Au travail aussi, la dominance, pour reprendre le jargon de Laborit: je me soumets à ma hiérarchie, très présente, très proche, stratifiée, omnipotente. Je dis souvent que c’est la règle du jeu, que je l’accepte. Je l’ai choisi, ce travail, et j’ai vite compris que c’était un jeu, ou plutôt qu’il fallait le considérer comme un jeu si je voulais survivre ― c’est bien ce verbe-là que j’emploie depuis que je suis venu travailler à Paris, et c’est le terme que je retrouve chez Laborit. Survivre, et jouer comme on joue aux échecs, mais ce serait une partie sans fin possible, où l’unique enjeu serait de maintenir un équilibre des forces, toujours possiblement menacé. A chaque coup je cherche une gratification, et je l’obtiens presque à coup sûr. Ça flatte mon narcissisme, ça ne développe en moi aucune conviction ― ce qui ne m’empêche pas de me battre pour certains sujets, mais le combat fait partie du jeu. Je me soumets à mes chefs, mais je suis chef moi-même, responsable d’un secteur, j’encadre, et pourtant je n’exerce pas d’autorité, en tout cas je ne profite pas du ― petit ― pouvoir que je pourrais exercer. Disons que le seul impératif, c’est que les dossiers avancent, honnêtement, proprement. Le reste… Je ne décide rien, respecte les décisions qu’on prend au-dessus de moi, essaie d’orienter, de conseiller, quand je sens que c’est possible ― simplement parce que j’aime le travail bien fait d’une manière générale, et que j’aime donner satisfaction.
Quand j’étais professeur, c’était plus compliqué, je ne pouvais pas être détaché de mon sujet, j’enseignais la langue à des adolescents qui découvraient ― les plus volontaires d’entre eux, les plus conscients, les mieux préparés par leur éducation ― le pouvoir des mots, les subtilités du discours, la mécanique des actes de langage, et moi-même j’étais là-dedans, je cherchais ma voie, mon imaginaire. Et puis il y a cette tension inévitable, quand on va jusqu’aux limites de ce métier ― mais je ne conçois pas qu’on puisse être ailleurs ―, entre les principes de la République ― le premier d’entre eux: l’asservissement consenti, masqué par la mystification la plus aberrante: liberté, égalité, fraternité ― et l’écart, la bifurcation, la fuite des auteurs ― des vrais auteurs. Ou alors on se voile la face comme dans les manuels scolaires, on assène Montaigne, Voltaire, Baudelaire à grands renforts de relevés de champs lexicaux ou d’analyse du système énonciatif, qu’on agrémente de conclusions à l’emporte-pièce sur la tolérance, l’engagement littéraire ou l’évasion poétique, comme la vanille dans le gâteau. Il faut bien l’admettre, c’est comme ça qu’on forme des citoyens, qu’on soude la nation, qu’on crée un ferment social ― l’apprentissage des Fables de La Fontaine dans les écoles est une décision politique datant de 1835 je crois. Ce fut mon école, aussi… eh bien il faut un jour prendre ses distances.
Mon travail, maintenant, c’est l’éducation et la culture, mais sans élèves, sans public. Techniquement, on appelle ça pilotage, animation de réseau. Socialement, on peut dire que c’est une promotion. Ça m’intéresse parce que ce n’est pas sans rapport avec ce qui occupe mon imagination, et surtout j’ai un salaire régulier sans doute deux fois plus important que les revenus de mes parents qui ont élevé trois enfants. Pas de quoi se plaindre, donc, malgré une gestion sévère où je m’interdis maintenant d’être à découvert par toutes sortes de calculs que d’aucuns pourraient trouver plus ou moins mesquins. Ceci dit, je n’ai pas d’argent de côté, pas de réserve, pas de fortune dans ma famille. Il faut que je me suffise à moi-même ― question de survie. C’est vrai que c’était plus facile, de ce point de vue, d’être marié et propriétaire en province, et d’avoir une belle-famille économe qui songeait au solide ― "Il faut songer au solide": je pense souvent à cette phrase de Sylvie, qui vaut pour ma colocataire, et pour moi-même, avec ma responsabilité vis-à-vis de ma fille, qui n’a que cinq ans.
L’avenir, je ne sais… Dans le jeu social, il faut que je continue à donner satisfaction, c’est bon pour moi et pour les autres ― ma famille, mes amis, mes collègues, ma hiérarchie. Je suis très bien noté, comme je l’ai toujours été, on me dit que je devrais passer le concours interne de l’École nationale de l’administration. Mon souci, c’est le temps, le peu de temps que je peux consacrer à fuir dans mon imaginaire, ici en particulier, sur ce blog. Je travaille déjà beaucoup, les journées au bureau sont longues, je ne peux écrire que le soir, le week-end, parfois c’est dans le métro qu’un poème commence, et je m’empresse de noter ce qui souvent se développe et prend forme plus tard, le soir, devant l’écran de l’ordinateur, et avec les bruits de cuisine de ma colocataire de l’autre côté de la cloison. L’avenir… je ne voudrais pas être complètement envahi par un travail alimentaire. Et puis je crains que la dominance au travail, si je devais l’exercer moi-même sur les autres, me prenne toute l’énergie que j’arrive à déployer, dans la situation qui est la mienne aujourd’hui, dans l’espace imaginaire que j’arrive à occuper quelques heures par semaine. Alors pour l’instant ma situation me convient. Elle est médiocre, c’est-à-dire, au sens classique, moyenne ― globalement satisfaisante. Je parviens à concilier à la fois le sérieux et l’indifférence au travail, qui me permettent de rester efficace dans l’accomplissement des tâches qui me sont imposées, mesuré dans mes positions, et sain dans mes relations avec mes collègues, la responsabilité ― ce terme ne me convient pas, je n’en ai pas d’autre pour l’heure ― du père que je suis, et la créativité ― l’invention quotidienne de l’autre moi, l’invention quotidienne de l’amour.
Cet après-midi on était dans le quartier d’Yves-Noël, et je lui expliquais que j’avais enfin compris le sens du mot département dans la rue du Département, cette longue rue que je parcours quand je descends à la station Stalingrad pour aller chez lui. Le sens, je l’ai trouvé dans les Élégies de Marot, qui parle du "département" de sa Dame, c’est-à-dire de son départ. Et voilà comment cette rue au nom bizarre a pris tout son sens, ou a pris sens, simplement, quand j’ai vu à nouveau la plaque sur une façade, au moment où Yves-Noël s’apprêtait à rentrer chez lui, puisqu’il devait justement partir, se départir de moi, prendre un train pour Saint-Nazaire.
Yves-Noël… il y a ce contrat entre nous, d’abord un bout de papier que j’ai conservé, nous avons signé pour trente ans, c’était en juin dernier. Et maintenant, il me parle d’un avenant au contrat, dont il a détaillé quelques termes que j'ai recopiés ici-même. Il ne veut pas que je supprime mon blog ― c’est-à-dire: jamais ―, me dit qu’il ― le blog ― est plus important que notre amour. Mon narcissisme s’en trouve flatté ― ma lecture de Laborit est encore bien fraîche: c’est comme ça qu’il s’exprime, simplement. Le format numérique est périssable, mon hébergeur Hautetfort ne garantit pas la pérennité de mon blog, d’abord parce que dans dix ou vingt ans, Hautefort n’existera peut-être plus, qu’on ne sait pas comment évoluera internet, et que les conditions d’utilisation stipulent que l’hébergeur peut à tout moment, sans préavis ni justification aucune, supprimer le blog ― hormis cette menace, bien réelle, je dois dire que la forme, médiocre, du blog, me convient tout à fait: je prends les précautions nécessaires quant au contenu mais me censure à peine, ne dois rien à personne, ne suis soumis à aucune contrainte que je n’anticipe et n’intègre à mon écriture. Pas d’éditeur, pas de négociation, pas de droits, pas de communication commerciale: ce blog n’est pas une marchandise. C’est un espace que j’achète, certes, quarante euros par an pour mon nom de domaine et un stockage illimité des données, un blog à compte d'auteur donc, une concession joyeuse. Il me reste donc, tout en continuant à écrire ― et peut-être demain réécrirai-je un affreux sonnet de Bataille car j’ai envie d’écrire à partir des rimes embrassées de ses quatrains, "monde", "immonde", "profonde" ―, il me reste à continuer de copier mes anciens textes un à un sur un fichier Word, et surtout à les imprimer, le papier étant le support le plus pérenne, finalement. Mais je n’ai imprimé qu’une cinquantaine de pages, jusqu’en octobre 2008. Il en reste beaucoup, c’est un long travail, et j’ai le temps pour ça ― mais pas le temps de perdre mon temps en lisant des livres inutilement normatifs, ou bêtement normés, ou pauvres de matière et de langue… Ce spectacle vendredi soir, imaginaire frelaté sans doute… les images, métaphores, belles dans leur simplicité ou leur convulsion, émouvantes, fécondes, qui déplacent, décentrent, créent l’étrangeté, mais trop souvent: leurres, mystifications, images faciles, pièces rapportées… et l’inconscient présenté dans son chaos, je ne sais plus qu’en penser ― les photographies surréalistes exposées en ce moment au Centre Pompidou, Brassaï écrasant, et les collages des autres, jeux inoffensifs… dans son Cauchemar, Jean-Michel Rabeux agence les images avec ses personnages, quand bien même ils s’appellent Question et Réponse, et surtout, je pénètre dans la cave intime d’un autre, cavité, caveau, langue mienne et autre, langue d’une autre mère que la mienne.
A l’époque de l’Éloge de la Folie, personne n’écrivit un Éloge de la Fuyte qui aurait aussi bien pu s’intituler Éloge du Département ― c’est ainsi que Pierre Courcelle rêve dans les mots du présent et du passé, dans l’épaisseur de la langue ―, et qui a lu, qui lit Henri Laborit aujourd’hui? C’est son livre qu’il faudrait placer entre toutes les mains, c’est affaire de progrès moral.
02:19
dimanche, 27 septembre 2009
Yves-Noël
01:43
Sans titre
01:38
Vénus changée en document
Je voulais voir Les Enfants de Saturne, Yves-Noël m'en dissuade en m'envoyant un article de Rue89.com, éreintage en règle, du "verbe" au "verbiage", Py "pisseur de copie" écrirait des textes sans ratures dont la longueur serait inversement proportionnelle au temps de rédaction. Le pire, Py serait devenu le "poète officiel de la République". J'irai peut-être quand même, comme hier soir à Théâtre Ouvert, je m'attendais au pire et j'ai vu le pire, Fabrizio aussi, consterné, long monologue d'une jeune fille, une heure trente sans espace, sans pause, sans liberté, métaphores servies comme une sauce trop grasse, musique illustrative, abondante, envahissante... J'y allais parce que l'auteur est un de mes anciens profs de fac, dont j'ai essayé de lire un roman érudit il y a quelques années.
Je relis Le Problème des musées de Valéry en pensant aux balades muséales d'Yves-Noël, qui a passé plus de quatre heures hier au Louvre: "Je me sens devenir affreusement sincère. Quelle fatigue, me dis-je, quelle barbarie! Tout ceci est inhumain. Tout ceci n’est point pur. C’est un paradoxe que ce rapprochement de merveilles indépendantes mais adverses, et même qui sont le plus ennemies l’une de l’autre, quand elles se ressemblent le plus." Je retrouve les expressions qui m'avaient frappé il y a quelques années, "horreur sacrée", "Ce tableau, dit-on quelquefois, TUE tous les autres autour de lui...", et, je ne m'en souvenais pas: "En matière d’art, l’érudition est une sorte de défaite : elle éclaire ce qui n’est point le plus délicat, elle approfondit ce qui n’est point essentiel. Elle substitue ses hypothèses à la sensation, sa mémoire prodigieuse à la présence de la merveille; et elle annexe au musée immense une bibliothèque illimitée. Vénus changée en document."
Il y aussi cette exposition, "Rivalités à Venise", on ne voit que ça ces jours-ci dans le métro, Vénus au miroir, chair étalée le long des quais, domine absurdement les passants et vous observe, spectateur impudique, dans son miroir, un oeil réfléchi vous fixe et ne vous quitte plus - elle est là, l'impudeur... et que dirait Valéry, qui n'a pas connu les exposiitons incontournables sur les panneaux publicitaires?
(Hier avant de rejoindre Fabrizio je lisais Eloge de la fuite de Henri Laborit, petit livre trouvé par hasard à la Librairie de Paris, comme j'aurais découvert ma bible, le livre où j'entre comme si j'étais chez moi, ce que j'aimerais écrire si j'étais capable d'écrire sur l'espèce humaine. Je ne sais que citer, je voudrais tout citer... J'en lisais des passages à Yves-Noël tout à l'heure, il s'emparait du livre, moi j'essayais de lire des poèmes de Georges Bataille, Yves-Noël disait que c'était faiblard, j'étais d'accord... néant, dépression, défaite du langage.
Le premier chapitre de l'Eloge de la fuite se termine ainsi: "Il y a plusieurs façons de fuir. Certains utilisent les drogues dites "psychotogènes". D'autres la psychose. D'autres le suicide. D'autres la navigation en solitaire. Il y a peut-être une autre façon encore: fuir dans un monde qui n'est pas de ce monde, le monde de l'imaginaire. Dans ce monde on risque peu d'être poursuivi. On peut s'y tailler un vaste territoire gratifiant, que certains diront narcissique. Peu importe, car dans le monde où règne le principe de réalité, la soumission et la révolte, la dominance et le conservatisme auront perdu pour le fuyard leur caractère anxiogène et ne seront plus considérés que comme un jeu auquel on peut, sans crainte, participer de façon à se faire accepter par les autres comme "normal". Dans ce monde de la réalité, il est possible de jouer jusqu'au bord de la rupture avec le groupe dominant, et de fuir en établissant des relations avec d'autres groupes si nécessaire, et en gardant intacte sa gratification imaginaire, la seule qui soit essentielle et hors d'atteinte des groupes sociaux. Ce comportement de fuite sera le seul à permettre de demeurer normal par rapport à soi-même, aussi longtemps que la majorité des hommes qui se considèrent normaux tenteront sans succès de le devenir en cherchant à établir leur dominance, individuelle, de groupe, de classe, de nation, de blocs de nations, etc.".)
00:57
samedi, 26 septembre 2009
Les Inrocks, cette semaine, p. 82
22:14
vendredi, 25 septembre 2009
L'avenant au contrat
Absence de l'île
"Ils" nous feront honte
Une parade pire
Le liquide du luxe entre les larmes
La grâce du soleil et la joie
Et que les nuages de la couleur...
Et tout d'un coup j'ai trouvé ma nourriture dans le panier de pêche de Chardin... Protégée derrière une vitre malheureusement verte. Mais néanmoins les pêches sont là, incroyablement, les pêches! Et puis le visage de la raie, sang rouge, nerfs bleus, muscles blancs. Les huîtres avec presque rien...
Ces paysans de fantaisie...
Son pantalon est trop court, ses manches sont trop longues et forment assez exactement comme la peau d'un Shar-Peï
Léandre et sa crête de coq
L'œil de l'âne
La mer dans le ciel
Œuvres vues
La Cathédrale de Chartres et ensuite la même lumière (bien que ce soit midi)
Un sexe à pile
Une matrice du nu féminin
Venise tel un navire de marbre
Yves-Noël Genod
2 Comments:
Pierre Courcelle said...
Soudain j'ai lu "absence d'il"...
Je t'aime
Yves-Noël Genod, le dispariteur said...
C'est gentil. C'est voulu. Mais qu'est-ce que tu prends comme énergie! Comme au bon vieux temps (aux meilleurs jours), je ne fais rien de la journée que... faire résonner la journée dans sa disponibilité à ton amour... Te faire plaisir, que tu sentes que "ça" résonne. Demain ou samedi, je vais écrire un avenant au contrat que tu connais, pour que tu sois tranquille. Je vais re-signer pour un amour de trente ans qui te laisses la possibilité d'aller baiser où tu veux avec qui tu veux et de le raconter et qui sait? bien sûr, il ne s'agit pas de baiser mais de tomber amoureux... avec qui tu veux. Amours multiples et transparence comme dans le futur! La contrepartie? Aucune sauf - tu devras signer - l'assurance que tu ne détruises pas le blog (le tien), Je ne vois que cette solution... C'est bien parce qu'il est tard que je m'adresse ainsi à toi en tout petit dans un commentaire qui sera peut-être lu par d'autres gens, mais qui, ceux-là, doivent dormir à l'heure actuelle... Le jardin secret est dans la nuit avec les plantes, les animaux, les insectes, les ruisseaux d'eau, le vent, l'air, etc., les cailloux, les trucs comme ça... Au fait, j'ai retrouvé le titre de l'article disparu resté en mémoire sur mon iphone, le titre, malheureusement pas le texte: "Incognito. Dieppe, 26 quai Duquesne", l'article sacrifié... J'en profite pour dire: ton blog est plus important que notre amour, sans commune mesure. Et c'est sûrement une bonne nouvelle que tu te sois remis à aller à la rencontre des rencontres à décrire...
Source: Yves-Noël Genod, Le Dispariteur
20:50
jeudi, 24 septembre 2009
Nous toi moi nous (Brassaï)

20:16

