jeudi, 19 août 2010

L'été chrysalide

La ville se comble de frustrations, les drames sont à tous les coins de rue, on a même apporté un sable noir pour habiller les trottoirs le temps d'une saison. Moi, je décline toutes les offres de repos, seul m'attire le déclin. Chercher des itinéraires de soleil, je n'ai même pas le courage de faire semblant: des ballons crèvent stupidement dans les mains des enfants — cet été je n'aurai pas mangé un seul fruit d'été, mais je soupire la rumeur de tes phrases: dans la somme de tes sommeils, sans effort, chaque nuit sécrète un lendemain, nuit après nuit — puis je serai fille.

Les commentaires sont fermés.