jeudi, 06 octobre 2011

Sans titre

Depuis cet après-midi je suis soulagé car je sais que je ne partirai pas à Lille. Déçu et soulagé. Depuis trois mois je visais un poste de direction d'un établissement public. Depuis trois mois, à part un entretien, un seul, je n'ai eu que des informations en off. Encore aujourd'hui, on m'a donné le nom du nouveau directeur qui aurait été choisi tout récemment, en off. Depuis trois mois j'ai déréférencé mon blog pour éviter que des institutionnels se penchent sur Pierre Courcelle. Cela pouvait les dissuader de me confier la responsabilité d'un établissement qui pèse quelques millions d'euros. De toute façon, en cherchant bien on trouve, moi le premier. Et peu importe. Je me sens plus léger. Je reste donc à Paris. Il faudra que je pense à changer ma plaque d'immatriculation, que je m'inscrive sur les listes électorales avant la fin de l'année, et que je me mette en règle avec le Trésor Public. Faire de la musique: pour Yves-Noël qui chantera Barbara au TCI, peut-être, pour Viviana, peut-être aussi pour le film de Judith, envoyer quelques chansons houellebecquiennes au Chevalier de Rinchy, refaire des maquettes sur les paroles de Walid.

Michel était "à moitié désolé" que je ne sois pas pris à Lille. Clélie sera très contente. Sa mère, satisfaite, qui trouve plus logique qu'un vrai cadre ayant passé un concours nécessairement difficile accède à ce type de poste.

En attendant, je continuerai éléments de langage, notes, argumentaires, projets de courriers, enquêtes, statistiques, comités de pilotage, groupes de travail, réunions de service, etc. Mais au bout de quatre ans de ministère, j'ai décidé de ne plus quitter le bureau après 19 heures, depuis début septembre. Je m'y tiens plutôt bien. Ca m'a permis hier d'aller au théâtre avec Yves-Noël, pour voir Marlène dans Oncle Gourdin, et ce soir avec Michel pour René l'énervé, qui est un ratage - on est partis à l'entracte, Michel est rentré chez lui pour répéter car il accompagne Max demain à la radio.

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