lundi, 08 juin 2009
Déplacement du problème
Yves-Noël Genod par Yves-Noël Genod c'est fini. On disait "par" et non "de", je ne sais pas pourquoi, il y avait eu aussi "versus" dans un article. Pourtant tous ces titres accumulés dans les carnets. Ce soir on assistait à la répétition générale des Déplacements du problème à l'Ircam, salle grise, sorte d'auditorium, cube souterrain de métal froid, exercices oulipiens, disparition des "s" et des "p" dans un discours au micro, modalisation, doute, nuance, échos précédant l'émission des sons, combinaisons du quotidien sur de vastes tableaux abstraits aux rectangles blancs, noirs et gris, comment les carrés de couleur de Mondrian pourraient déplier l'ordre des jours, simple chronologie des cycles organiques, horloge du coeur ou de l'estomac, comme comprendre enfin ce qu'on fait ici-bas. Il y a cette comédienne aux cheveux longs d'un côté, rasés de l'autre, elle fait un plan sur un tableau blanc, dit "aller là", une croix sur le tableau, là, dire "là", schéma de présence, là, peut-être ailleurs, déplacement du problème, comme réunir à nouveau Kate et Felix, New-York et Berlin, pour un soir, peut-être deux, "ou pas" disaient-ils systématiquement dans les Déplacements du problème après chaque assertion, déplacer les corps, émouvoir, commencer le spectacle par un final, Felix a repris l'avion, au restaurant Yves-Noël me demandait de l'imiter quand il parle français dans le spectacle, "je me demande si j'ai touché mon chômage" disait-il après s'être brossé les dents et rincé la bouche à la vodka,
quelqu'un avait vu une référence à Narcisse et Echo: Felix et Kate, lui se mirait dans un seau bleu, y plongeait la tête deux fois,
alors la prochaine fois ce serait Venus & Adonis, costumes élisabéthains, velours noirs, robe lourde, corps de silence dans le clair-obscur d'une ampoule électrique, notes d'une partition perdue sur ma flûte de plastique, texte absent encore, jouer le mythe dans les costumes et avec les artifices de l'époque contemporaine, en somme continuer de déplacer,
il y a cette image qu'aime Yves-Noël: "cher enfant, puisque je te tiens enfermé dans cet enclos de pâle ivoire, que je sois le parc et tu y seras mon chevreuil, pais où tu veux, sur les collines, dans le vallon, broute mes lèvres et, si ces collines sont trop arides, erre plus bas où sont les sources charmantes",
chez Marlène on s'était allongés sur un lit, on voyait le Panthéon depuis le balcon, il pleuvait soudain, des hommes s'embrassaient sans peur parce qu'ils étaient hétérosexuels, on passait des chansons, l'air du temps, et soudain le génie, Pergolèse, Schubert, Mozart, La Flûte enchantée,
les combinaisons amoureuses,
combinatoire amoureuse,
Carte du Tendre,
"les mots ont été dits, et les souffrances n'en ont été que plus grandes", embarras de la conscience, embarras du langage, et tous ces livres que je ne lirai pas,
Shakespeare écrit Venus & Adonis en temps de peste parce que les théâtres sont fermés,
effacement du doute,
"what can we do?", disait Kate, "we must live our lives, we shall live our lives", et puis "we shall rest, we shall rest, we shall rest", alors quel repos?,
probabilités de présence, être là, faire sentir qu'on y est, au restaurant on regardait à travers la fenêtre, les hommes comme fourmies, le bitume constellé de gouttes de pluie, la vie comme une permission de conscience, parenthèse fragile dans l'inconscience du monde, folie du verbe, "homo bulla", l'homme est une bulle écrit Erasme,
finalement personne n'avait dit le texte d'Erasme, mais Felix faisait des bulles,
et il y a surtout cette phrase, quelque chose comme "c'est cet être qui machine de si profonds désordres et pour les passions duquel ce monde est trop étroites".
samedi, 06 juin 2009
Yves-Noël Vilar, dernière note de service
à "Kate Moran", "Mohand Azzoug","Felix Ott", "Yvonnick Muller", "Marlène Saldana", "Sylvie Mélis", "Erik Bill", "Sébastien Davis", "Pierre Courcelle"
La plus belle (de celles que je n'ai pas vues), c'était mercredi. Je le sais aux applaudissements, à l'énergie que le public refait circuler aux applaudissements - et aussi à votre joie quand vous passez derrière le gradin en courant - à notre joie à tous. Ce soir, même si ce sera encore très plein, prenez le temps de communiquer à la vitesse de la lumière. Voici ce que disait Daniele Delaire (qui revoyait le spectacle mercredi): "...voir les choses sans l'écran de l'habitude... on te laisse pas l'espace pour écouter, on te laisse pas l'espace pour regarder, tu vois et t'entends, et c'est rare, ça!"
Yves-Noël
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samedi, 23 mai 2009
The biggest french pig ever
"He is the biggest french pig ever, I can't believe it", on se retrouvait sur le quai, Kate et Felix épiloguaient sur l'incident, et plus loin Yves-Noël, Rémi, et cette dame, cette femme, je ne sais comment dire, qui accompagnait Rémi et qui ne m'avait pas été présentée, danseuse, écrivain je crois. Plus tard, dans le métro, Yves-Noël remarquait ses chaussettes dépareillées, l'une grise, l'autre rouille, et un homme assis à côté d'elle suivait la conversation, visiblement amusé. On avait parlé des chaussures de Kate aussi, Martin Margiela, cuir clair et souple, mais impossibles à décrire.
Il y a toujours ce moment, dans la première partie, où Kate s'essuie les pieds d'un air dégoûté avant de chausser ses santiag, la culotte est tantôt rose tantôt impression léopard. Le moment où elle ramasse le soutien-gorge de Marlène et dit au public "c'est pas à moi" (rires). Et aussi: "c'est ma secrétaire, j'aimerais vous dire qu'elle est bien mais c'est pas vrai, c'est tellement dur de virer les gens en France".
Il faut dire que Felix avait un ticket de métro mais qu'il ne l'avait pas utilisé, s'était faufilé derrière Kate comme un black du neuf trois vous demande s'il peut passer avec vous, et vous sentez un corps étranger derrière vous, mais là Kate ne s'était rendu compte de rien, et le contrôleur lui était tombé dessus, Felix, il a failli passer la nuit au poste, le billet de cinquante euros qu'avait fini par tendre Kate l'avait sauvé. "If I had been alone and not drunk, I would have run away", il aurait bondi comme il le fait dans le spectacle, le contrôleur n'aurait rien pu faire.
Ce matin Yves-Noël disait qu'il faudrait encore lutter, les techniciens avaient mis des gélatines sur les Svoboda, question de sécurité, une ampoule avait éclaté mardi soir au cours de la deuxième partie, morceaux de verre répandus sur le plateau, mais avec les gélatines la lumière était moins dorée maintenant, c'était moins beau, alors il faudrait négocier.
mardi, 19 mai 2009
Le réseau Chaillot
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mercredi, 13 mai 2009
Les souris de Chaillot
Me remettre au clavier, mais lequel? Acheté une flûte alto samedi, le prochain morceau est pour la flûte alto, je voudrais l'enregistrer, mais il me faut un bon micro, et je ne comprends rien quand les vendeurs tentent de m'expliquer comment choisir un micro. Juste compris le prix, sept cents euros, le prix des guêtres d'Yves-Noël je crois. Je voulais une flûte ténor, mais mains trop petites, je n'arrivais pas à boucher tous les trous. Acheté un pipo à Clélie. On a essayé tous les pianos du magasin.
Il y avait une petite fille hier soir à la répétition générale. Je pourrais peut-être y emmener Clélie. Elle en a envie. Elle fredonne des paroles de la chanson de Nathalie Quintane, sans les comprendre, d'une voix claire et avec beaucoup de justesse. Je lui ai demandé si elle voulait prendre des cours de piano, elle a répondu non. Ecole de musique, ça fait trop école. Son bébé sera sur le plateau tous les soirs, je lui ai dit que Marlène s'en occupait bien.
A l'entracte on peut fumer dehors, portes ouvertes sur la Tour Eiffel déjà illuminée dans un ciel pas encore crépusculaire. Ca fait penser à la photographie que j'ai prise au moment des manifestations tamoules, à ces rêveries sur le lieu, l'actualité, au moment des répétitions. Le théâtre, politique. Ce texte que j'entends encore, en contrepoint du spectacle, La plus belle vie de ma vie. J'ai dit à Felix que j'avais senti le plaisir de jouer. Les sourires étaient de vrais sourires, les regards, les voix, presque toujours.
Avant-hier je rentrais chez moi avec un bouquet de roses. Il était très tôt, j'avais passé la nuit chez Yves-Noël, je prenais le métro. C'était les roses de Kate. Elles sont dans un pot de confiture, épanouies. Une rose blanche et cinq roses roses. Elles sécheront et je les garderai comme toutes les roses depuis des années, dans la vieille jardinière en fonte.
Avant la générale, on discutait avec Sylvie: la lumière et la musique. Elle me montrait la lumière du soleil sur la façade monumentale du théâtre, disait son goût pour les lumières naturelles et artificielles, m'expliquait comment un jour elle avait eu l'idée de traduire par la lumière le trouble ressenti au moment où une cantatrice reprenait a cappella, essoufflée, un air de Didon et Enée de Purcell. Ne pas vouloir atteindre le degré de perfection de la diva, mais traduire le trouble, ce trouble-là, dans ces conditions particulières. Je parlais de ma musique, des trois morceaux à trois temps de la première partie, le nocturne, la valse, la passacaille. Et puis le final, mesure asymétrique que j'hésite encore à chiffrer, 2+5/8 ou 14/16. J'avais le projet d'écrire sur ma musique et sur ce qu'elle devient dans le spectacle, mais je ne sais pas. J'ai pris quelques notes sur le sujet, une trame, Montaigne (l'exercitation), Baudelaire (le chic, le poncif, la beauté bizarre, l'oiseau et le gouffre), les bas-fonds, le théâtre politique, et la petite histoire, la vie minuscule de Pierre Courselle (avec un "s", mon ancêtre), qui envoya un jour une pièce de théâtre à Jean Vilar, dont personne n'a la trace. Un peu comme Kate et Felix essaient de capturer les souris de Chaillot qui se cachent dans les anfractuosités des murs rugueux du Studio.
lundi, 11 mai 2009
Yves-Noël Genod au Théâtre national de Chaillot
| Heure de début : | dimanche 10 mai 2009, à 20:30 |
| Heure de fin : | samedi 6 juin 2009, à 20:30 |
| Lieu : | |
| Adresse : | 1 place du Trocadéro 75116 Paris |
| Ville : | Paris, France |
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| Téléphone : | 0153653000 |
| Adresse électronique : |
Description
"Les grands intérêts de l'homme: l'air et la lumière, la joie d'avoir un corps, la volupté de regarder." Mario Rossi
Ce que nous avons fait là, c'est le résultat du mélange de deux projets - de trois, même. Le premier projet est celui déposé à la DRAC danse Ile de France et qui a été retenu, il s'agit d'un "ballet de SDF". Le second projet, qui a reçu l'aide du Centre National du Théâtre, c'est la pièce de Charles Torris et de Nathalie Quintane, Blektre. Quant au projet originel de Chaillot, celui que m'a proposé Dominique Hervieu, celui d'un solo, il n'en est resté que le titre : Yves-Noël Genod.
Je voudrais remercier les artistes qui ont travaillé avec moi, dans une collaboration particulièrement intense et aidée par la formidable infrastructure du théâtre de Chaillot : Sylvie Mélis, lumière, Erik Billabert, son, Pierre Courcelle, musique. Et, bien entendu, les acteurs que vous allez découvrir.
YNG
"Quand je me joue à ma chatte, qui sait si elle passe son temps de moi plus que je ne fais d’elle?" Michel de Montaigne
Installation lumière : Sylvie Mélis
Installation son : Erik Billabert
Musique originale et interprétation au piano : Pierre Courcelle
Textes des chansons : Nathalie Quintane
Régie lumière : Patrice Perchey
Régie son : Jean-Christophe Parmentier
Ainsi que toute l'équipe du théâtre de Chaillot
Avec : Mohand Azzoug, Kate Moran, Yvonnick Muller, Felix M. Ott, Marlène Saldana
Mise en scène et scénographie : Yves-Noël Genod
Assistanat à la mise en scène : Sébastien Davis
Dossier de presse
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mercredi, 15 avril 2009
La plus belle vie de ma vie
Ce serait, ce ne serait pas une parenthèse, c’est ma maison, j’ai mis mes affaires dedans (la maison figurée par l’espace de contorsion sous les claviers où se nouent de longs câbles noirs), on dirait que les aliments n’ont pas le même goût (tu as raison : l’air est plus frais ici), le porte-cigarettes, le miroir de poche, les feuilles pliées en quatre et les dessins du matin, circonvolutions à main levée, arcs-en-ciel, escargots, étoiles, fleurs, attendre la fin du dessin animé, puis le bain, j’ai décidé de rester que ça vous plaise ou non (je monterai vous voir tous les matins, et rappelez-vous qu’il faut se lever à sept heures précises), parfois c’est le vous quand elle était la princesse et moi le prince (c’est pour de faux tu sais bien), la petite fille allongée, sourire léger (deux petites princesses endormies rêvaient aux merveilles que leur réservait le lendemain), le tapis déplié maintenant, je dors dans une petite cabane, je mange mon papa, et toi aussi tu me manges,
j’ai beaucoup renversé je dois dire, la bouteille de Coca-Cola sur la table de la cuisine, les débordements rouges de la ratatouille sur les plaques électriques, et avant encore l’eau des cheveux d’ange dans la petite casserole, je n’y arrivais pas, j’épongeais, rinçais l’éponge, recommençais, oh non mon père il va passer sa vie à ça à faire le ménage, j’expliquais que j’avais travaillé toute la journée, et la fatigue, me rendais compte qu’elle aussi, je croyais qu’elle était en vacances mais non, elle était à l’école et précisait en moyenne section, et : moi j’ai du boulot comme toi, puis le train Valenciennes-Paris, mais on sortirait, après on va aller à la Tour Eiffel après manger, après que t’auras mangé, le futur antérieur, le bon usage, les petites histoires de la cour d’école : elles disent qu’elles sont mes copines mais elles font tout le temps des blagues à moi, elles mentent, non tu mens, les histoires des chats : Galathée mange de l’herbe, Hector fait des bêtises, et à propos des chats, pourquoi donc : quitter c’est pas disputer et disputer c’est pas quitter, tu sais dans un rêve j’ai vu une grande maison et dedans il y avait toi et maman, et vous étiez mariés, et vous dansiez, et il y avait aussi mamie Cécile, et il y avait un canapé brillant et une télé brillante, et toi t’étais brillant, je te mange,
les couloirs du métro, peur qu’elle tombe à chaque pas, dans la rue elle tourne autour des poteaux, deux ou trois tours, papa attends-moi, des coups de sac sur la tête, oh excusez-moi, et à nouveau un coup de sac, trouver un siège sur le quai, République, je pousse mes pieds sous le siège à cause des coups de balai, je ne me lève pas, le balai décrit un demi-cercle autour de moi, c’est lui mon papounet, l’homme ne relève pas, c’est lui mon papounet, je ne vois que ses vêtements, des genoux aux épaules, mon papounet c’est celui qui fait le ménage, et puis : mais non c’est toi, je rigole !, ah j’allais dire, t’allais le dire ce que je viens de dire, ah bon ?,
elle disait, nous revenions de la gare, rue des Ardennes, c’est le plus beau jour de ma vie et c’est la plus belle vie de ma vie !,
je suis pas en vacances mais je me dirais !,
la Tour Eiffel elle est plus belle que toi !,
Emma elle est jalouse parce que t’es le plus gentil des papas !,
je mange mon papa !,
papa est-ce que je peux mettre Figaro dans ton sac ?, je le reprendrai quand on sera à la Tour Eiffel,
pourquoi il y a une dame et une dame et puis une dame et un monsieur ?, pourquoi le monsieur il a un costume blanc ?, c’est une publicité, c’est pour que les gens achètent des vêtements, et t’aimerais bien avoir un costume blanc comme le monsieur ?,
qu’est-ce que t’écris ?, des histoires, je prends des notes, t’écris ce que je dis ?, parfois, et aussi quand je te fais des bisous des caresses et des câlins, tu vas l’écrire aussi ?, j’écris que tu veux me manger !, oui mais c’est pour de faux tu sais bien !,
on avait dit qu’on se retrouverait sur le parvis, devant la manifestation, Yves-Noël était là, chapeau noir et cheveux blonds, les Tamouls nombreux, les banderoles, la masse, sept mille morts, deux mille morts en deux jours, zone de sécurité, viols, avortements forcés, on demande que la guerre s’arrête, que notre peuple ne s’éteigne pas, la tour Eiffel illuminée, scintillante à vingt-trois heures comme une nuit d’hiver, un marchand s’approchait de nous, Clélie me lançait un regard entendu, j’avais promis de racheter une petite Tour Eiffel lumineuse, le vendeur donnait son prix, Yves-Noël doublait le prix, dix euros, le vendeur prenait le billet et repartait, revenait cinq minutes plus tard, nous donnant chacun un porte-clé, petite fille au bord du précipice, et quelques mètres en-dessous le studio de Chaillot où Yves-Noël avait travaillé toute la journée, j’avais dit Yves-Noël son métier c’est faire des spectacles c’est un beau métier, et Clélie : moi quand je serai grande je voudrais être maîtresse pour donner des images et punir, je gardais un bras autour de sa taille, elle voulait s’approcher du bord, n’avait pas le vertige, c’était le spectacle du soir, Yves-Noël cherchait des figurants, peut-être des manifestants puisqu’ils étaient là justement, il suffirait de leur ouvrir la porte du théâtre,
plus tard on se partageait une crêpe et Clélie buvait ses premières gorgées de Coca-Cola, on était assis sur une marche et on regardait un garçon dansant avec un caddie sur le marbre du parvis, figures improvisées, Clélie se demandant où était sa maman, moi pensant au ballet des caddies dans le dernier spectacle de Jan Fabre, le Danube Bleu en images de parking de supermarché, et ce titre, L’Orgie de la tolérance, là, ce soir, au milieu des Tamouls, puis Clélie dansait au milieu d’un carré de marbre sombre, au milieu du parvis peut-être, elle m’appelait, me montrait quelques exercices appris dans son cours de danse, échauffement, rotations de la tête, épaules, bassin, l’un en face de l’autre, les mêmes mouvements, quelques minutes,
puis on repartait, on s’endormait à la lumière de la petite Tour Eiffel en écoutant Pierre et le loup,
en somme chercher les idées : humer, écouter, prendre au vol.
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