mardi, 11 août 2009

La déperdition

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Source: Radioaster

dimanche, 09 août 2009

Dimanche après-midi, exactitude de l'amour

Rue Brisemiche à la terrasse du Paris Beaubourg je bois un verre de Chardonnay et recopie avec application les quatrains que je viens d'écrire en visionnant Moonblood de Bill Viola, suppression d'une idiote métaphore, éviter les métaphores, les "formes religieuses" deviennent "estompées", "des pays s'y reflètent": "s'y renversent", images renversées": "religieuses". Je voudrais "pieux", par exemple "panorama pieux", ou alors "reflets religieux", avec une diérèse, comme "dévoti-on".

(Plus tard je comprenais le lien entre mon poème et les autoportraits de Gabriella, que j'avais compulsivement enregistrés, cent photographies pour commencer, le rythme que je cherchais, séquences de huit, deux fois quatre, et mon poème, quatre fois quatre, deux fois huit, une femme, un blason.)

Devant la fontaine Stravinsky un Black dansait sur des chansons de Michael Jackson, son public déjà dispersé. Au Centre Pompidou il y avait le joli blond dont je scrutais les traits et l'arrondi du crâne hier soir, cette nuit. Yves-Noël dansait et je me sentais amoureux, Lucien parlait avec un Espagnol qu'il nous présenta au moment où nous partions.

L'après-midi fut suspendu au soleil d'août, à l'amour qu'on rêve encore et soudain j'étais seul, Yves-Noël parti rejoindre son amour de l'été dernier aux Buttes-Chaumont, Lucien disparu, et les déchets encombrant ma terrasse, je les ramassais: bouteilles en plastique, bris de verre, lingettes, cotons démaquillants, mégots, petites briques de jus de fruit, bâtons de glace, mouchoirs en papier devenus flocons irréguliers accrochés aux dalles de béton.

(Hier après-midi, non loin de là, je sortais mon cahier bleu de mon sac pour donner une feuille blanche au petit Valérian, il voulait dessiner. Je montrais aussi à Veronika le contrat qu'Yves-Noël avait rédigé quand nous préparions Venus & Adonis:

Contrat

entre

Le Dispariteur

et

Le joueur de flûte

Article unique

Le Dispariteur et le joueur de flûte se vouent un amour de trente années à compter du 27 novembre 2008.)

mercredi, 05 août 2009

L'intime comme politique

Bonjour Gabriella,

Tes autoportraits (ce sont bien des autoportraits?) m'inspirent!

J'aimerais intégrer quelques-unes de tes photos dans mon travail d'écriture (blogosphérique). Je prépare actuellement des diaporamas texte/image/son, et j'aime bien m'appuyer sur les photos des autres, en particulier sur ce que je peux trouver sur Facebook et sur internet en général. L'exposition de l'intimité est à la fois troublante, déconcertante, riche. Il y a des mystères et des zones à explorer là où un cliché dévoile un visage ou un corps. Enfin, pas de blabla maintenant, mais voici ma question: serais-tu d'accord pour que je t'emprunte des images?

(Je ne sais pas si tu me "situes": je t'ai rencontrée il y a quelques mois, autour de Christophe Pellet, et j'ai composé la musique du spectacle d'Yves-Noël Genod à Chaillot).

A bientôt,

Pierre

Oui , "je te situe"... et j'ai beaucoup, mais vraiment beaucoup aimé le spectacle de Genod... alors encore bravo (à Genod, je l'ai déjà dit) et oui , tu à "ma permission" pour pouvoir utiliser mes photos, ce que tu fais c' est bien.

(Tu vois , pas de blabla , simple et directe.)

Et , merci de les apprécier, pour moi c'est très nouveau, j'ai commencé ici sur facebook et c'était au départ une façon de me protéger, en m'exposent encore plus, et de envoyer au diable, la scène (la danse et le théâtre, pas très heureuse dans cette historie-là), de "répondre" à ma façon... C'est seulement maintenant que j'assume, et que j'ai réellement envie de travailler sur la photo, l'intime comme politique... donc merci, ça me fait plaisir ton attention à ça, j'ai l'impression de ne m'être pas trompée... merci.

Oui, à bientôt.

Gabriella

Comme je comprends ce que tu exprimes: l'intime comme politique.

Bon, alors, je te montrerai ce à quoi j'aboutirai (tout ça est au futur, proche ou plus lointain, évidemment je ne sais pas encore, mais l'envie y est, forte).

Merci à toi!

Pierre