vendredi, 19 juin 2009

Jachère

Historiquement, la jachère est l'ensemble des pratiques culturales de préparation des terres arables pour l'ensemencement. Le terme désigne aussi, par métonymie, cette terre elle-même.

Cette préparation consiste en plusieurs labours dont le but est de détruire les adventices, ensevelir la fumure et accélérer la décomposition de la matière organique.

Contrairement à l'idée couramment admise, notamment dans la plupart des dictionnaires, la jachère n'est pas un repos de la terre. En effet, la reconstitution des stocks minéraux du sol est beaucoup plus lente. Sans apports extérieurs de fumier, il n'y a pas de renouvellement de la fertilité. La jachère n'est pas non plus pâturée par les animaux puisqu'il s'agit de terre nue. À ce titre, la jachère doit être distinguée de la friche, où la terre est laissée à l'abandon pendant un certain nombre d'années et seulement pâturée par les animaux.

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le temps d’aller vers l’ouvert

le temps de se taire

le temps de prendre le souffle
de le perdre

dans les jours qui viennent

(avant que tout cela ne devienne
trop abstrait)

Israël Eliraz, Dehors, José Corti, 2008

Texte intégral sur Poezibao

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"Robot indifférent / Indi Ferrand", c'est la fin d'un poème d'Yves-Noël, publié sur son blog en août 2008. Hier soir, pendant que les comédiennes de Maya Bösch performaient dans le Hall du théâtre, je me retournais de temps en temps pour observer Yves-Noël et Thomas, qui discutaient au bar. Il y a plusieurs Thomas sur le blog et dans la vie d'Yves-Noël. Celui-ci, c'est Thomas Ferrand, objet de désir à l'été 2008. Hier il y avait aussi Kataline, et d'autres amis déçus qu'on ne joue pas Venus & Adonis comme prévu. J'ai beaucoup parlé avec le père de Gérard, Michel Galabru disait Yves-Noël, à cause de la ressemblance, sa carrière à l'étranger, le climat du Pakistan, et l'Afrique. Je dis toujours, pour moi, l'Afrique, ce sera à quarante-cinq ans, quand Clélie sera grande. Au retour, dans le taxi, c'est le chauffeur, un black, qui nous a annoncé la mort de Michael Jackson, et comme j'écoute Thriller en boucle depuis deux semaines, matin et soir dans le métro, je me suis contenté de l'écouter encore aujourd'hui. Les titres de la presse sont emphatiques, on reproche à Christine Lagarde de n'avoir exprimé aucune émotion à ce sujet quand la question lui a été posée, certains disent, puisque tout le monde s'exprime, "on se retrouvera là-haut, Michael". Comme je n'ai pas la télé, je ne sais pas jusqu'où va le délire sur les écrans. Il y a quelque temps on parlait encore des exigences du chanteur, six jeunes batteurs métis imberbes, par exemple. Place de Clichy hier soir, il y avait des musiciens dans la rue, un garçon en short, gilet, chapeau de paille, et dans l'ascenseur ce matin, le jeune stagiaire en informatique. Yves-Noël m'appelait vers dix heures, me demandait si j'avais un short pour son cours de danse, je lui indiquais comment trouver mon sac de sport, que je n'avais pas ouvert depuis ma chute il y a un an.

Demain on joue deux fois, à 17h et à 21h.

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http://ledispariteur.blogspot.com/2009/06/blog-post_9423....

Je crois qu'on me regarde moins aussi. Le commentaire "et toutes ces femmes qui vous trouvent si sexy..." m'énerve comme beaucoup de choses m'énervent aujourd'hui.

Rencontré Lise Sarfati hier. C'est là:

http://ledispariteur.blogspot.com/2009/06/blog-post_6119....

Et Marc-Antoine, le directeur artistique de Têtu, qui m'a donné sa carte. C'était sur la péniche Le Quai, en face du Musée d'Orsay. YN notait à la volée une phrase sur son carnet, que j'avais dite, parole rapportée, cinglante. Je le priais de ne pas la mettre sur son blog, et je l'y trouve. Je n'aimerais pas avoir des problèmes à cause de ça.

Sur Facebook, YN jette une bouteille à la mer pour Avignon: "trouver un plan matelas à Avignon du 13 au 17". Et ça marche.

1er juillet, plus de travail encore que d'habitude.

Sur FB, Laurent a téléchargé 29 photos du Brésil. Il y est!

A 9h ce matin il faisait déjà étouffant dans mon bureau.

Je recevais un mail d'YN intitulé Impression. Je pensais Impression, soleil levant. Il s'agissait en fait d'imprimer les billets d'avion électroniques de Kate.

Pauses cigarette, trop longues.

Me suis fait voler mes lunettes de soleil Hugo Boss hier, au ministère. Lancé un avis de recherche, scotché sur les murs. Ca ne servira à rien, et comme j'ai indiqué mon nom et le numéro de mon bureau, ça pourra donner envie au voleur de venir voir ce qu'il y a d'autre, en mon absence.

Vendredi il faut que je sorte à 17h de ma formation, que je parte de chez moi en voiture à 18h au plus tard pour prendre Clélie à 20h30 au plus tard. L'an prochain ce sera Rouen, Fécamp ou Le Havre, on ne sait pas encore.

Si YN fait migrer son blog vers un autre serveur, tous les liens hypertextes de mon blog seront rompus. On comprendra moins.

L'autre soir on repoussait la couette au bout du lit et je nous recouvrais d'un grand drap jaune encore humide que j'avais lavé une ou deux heures avant. Au réveil il était sec, et nous, moites.

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Je me réveille, lumière allumée, porte et fenêtre ouvertes, les oiseaux chantent, il est 5h30, message d'YN sur mon portable, billet sur sa soirée au Théâtre de la Ville, "Néon", néant:

http://ledispariteur.blogspot.com/2009/06/blog-post_5600....

Hier soir je remontais le Boulevard Saint-Germain en vélib, passais devant le Théâtre de la Ville où était YN, prenais le métro à République, observais une petite fille rousse qui venait de s'asseoir, entourée de ses parents, étonnamment vieux, elle, peut-être plus jeune que Clélie, rousse, peau très blanche, t-shirt jaune, chaussures et short violets, voix nasillarde et haut-perchée comme dans les dessins animés. En face de moi, une jeune fille à la peau mate, un M calligraphié sur le sein gauche, des faux cils extravagants comme on en voit tant en ce moment,  la voix est grave, rude, le langage me semble codé, je ne comprends pas ce qu'elle dit.

Je n'irai pas en Afrique cette année. J'aurais voulu passer une semaine en pays Dogon, en octobre ou novembre, mais j'ai posé mes congés et il me restera douze jours entre septembre et décembre, juste de quoi assurer pour les vacances de Clélie, à la Toussaint et à Noël.

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Je suis étonné, j'ai mis mon blog en jachère, c à d que je n'y écris plus, ou presque, et que je ne soigne pas ce que j'y dépose, que je ne publie pas de nouvelles notes non plus, et que par conséquent je n'apparais plus ni dans les actualités de mon hébergeur ni dans les flux rss (ou je me trompe sur ce dernier point), et pourtant il y a encore du passage, une quarantaine de visites par jour.

Le travail au bureau m'écrase, la fin de l'année scolaire est certainement la période la plus lourde dans mon administration dite centrale, ajoutez à ça le changement de ministre, journées de dix heures sans pause déjeuner, le soir essayer d'écrire et ne pas y arriver, dormir fenêtre ouverte et lumière allumée, se réveiller entre 5 et 6 h parce que le jour se lève, constater les dégats devant le miroir de la salle de bain, repasser une chemise peut-être, et y retourner.

Rien vu des hommages à MJ, incompréhension face à la ferveur collective, moi qui écoutais Thriller en boucle au mois de juin, j'évite maintenant de l'écouter dans ma voiture en ville, ne pas passer pour un mouton. Ce matin, sur France Inter: "LA, capitale mondiale à l'occasion des obsèques/funérailles (comment disent-ils à la télé?) de MJ". JL Verna commente sur FB: "maintenant que l'autre fion est mort, il n'était plus, ni pédophile, ni traître à sa race, ni has-been".

Ma colocataire est en vacances, quand je rentre chez moi elle est affairée à la cuisine, légumes, légumes, légumes. Pour moi, une large cuillère de Nutella, souvent un verre de vin blanc avec un glaçon, et je vide le verre dans l'évier le lendemain matin, écoeurant.

Moquette lavée, ça sentait un peu le vinaigre.

YN a mis sur son blog beaucoup de photos de Venus & Adonis. Il ira sans doute à NY 2 ou 3 semaines fin août début septembre. Marlène y est, y joue. Il y a aussi une note sur son blog, qu'il complète, peut-être tous les jours, je ne suis pas sûr. Apparemment elle m'est dédiée (c'est écrit "labels: Pierre". Je lis ce soir: "Au dessus des rails, quelques nuages voluptueux Et parmi les bruits : "Michael, c'est moi." Puis bruit d'une grille, on s'éloigne. A la limite des dunes. Et le sourire du squelette. Quelque chose qui est abordable par vous. Quelque chose qui m'aurait échappé. Maintenant le livre donne sa clé : "- Tu vois, je crois qu'on ne remplit pas le vide avec des plaintes." Page 261. Je peux sortir, aller d'un lieu à l'autre. Il y a plein de gens, oui, mais des rencontres possibles. Des rencontres sont possibles, pourquoi pas ? Angoisse diffuse, elle se dissipe. J'aime Pierre. Il est gentil. Il m'aime aussi. Il écrit en plus. J'aime bien le sentir penser. Ou dormir. Ou composer de la musique. Je vais m'intéresser plus à comment il compose la musique. C'est un métier... La mer efface son chant. Eté comme hiver."

Et ce commentaire anonyme, que je découvre à l'instant: "Bonsoir, j'essaie d'être autant que possible attentive à ce qui se passe sur ce blog. Je suis abonnée à son flux rss. (Je réponds oui à Blogger, ou plutôt yes, quand il me demande si je suis bien consciente que son contenu que le contenu de ce blog par endroits pourrait être choquant). Je ne viens pas aux spectacles, parce que c'est comme ça, que j'ai des difficultés à me déplacer, je le regrette, à certains égards, mais j'ai appris, avec le temps, à me contenter de ce qu'un écran peut m'offrir et je peux apprécier, des spectacles, ce que le blog en dit, en montre - avec talent. Aujourd'hui, je découvre, par hasard, via le blog de monsieur Courcelle que beaucoup de posts, d'articles ont été publiés qui m'avaient échappé. Je m'étonne, m'attriste un peu. Déjà oui, j'avais remarqué, ces longues suites de titres sur lesquels il ne servait à rien de cliquer, qui ne menaient nulle part. S'agit-il d'articles privés? Ce que je comprendrais, ou est-ce que c'est Blogger qui déconne? Quoi qu'il en soit, une fois encore, bravo. J'aime beaucoup ce qui se dégage d'ici (et de là-bas, pierre). Oh, oui, je crois que je m'exprime de façon compliquée. Mais je suis handicapée, là aussi." Quelqu'un qu'on ne connaît pas et qui nous lit tous les deux...

A. m'a appelé cet après-midi: elle est nommée à Fécamp l'an prochain. Je consulte Viamichelin: 208km de Paris, dont 159 d'autoroute, 2h28, pas de gare. Mais la mer. Ce sera une autre organisation le week-end, une autre vie pour Clélie aussi, qui grandira en bord de mer. Me souviens d'un footing un matin très tôt dans les falaises, là-bas, sous la pluie, 1h30 de course, des accélérations, le roulis de la mer qui envahit tout. Puis le palais Bénédictine, gâteau de sucre ou maison de poupée géante, les maisons de pêcheurs aux murs de silex. (Un soir YN se demandait s'il avait bien parlé du silex dans le texte de Venus & Adonis, je lui disais oui, mais il n'en était pas tout à fait sûr.)