lundi, 16 janvier 2012

La frise de la vie

Je peaufine, c’est-à-dire que je ratatine ma petite, petite fiche, parfois je fais profession de fichiste au bureau des farces et attrapes, ma fiche faisait quatre pages et c’était bien trop, je le savais, je le savais bien, mais voilà, j’avais fait quatre pages ponctuées de cafés au lait en poudre et de petits biscuits ronds au sésame, j’avais copié-collé du Wikipédia et un affreux texte moins bien écrit sur un site pourtant plus respectable mais l’histoire était tellement intéressante que je m’étais piqué au jeu, avais raboté un peu tout cela quand même, piqué au jeu, gommé les formules trop militantes et pour tout dire gauchistes, il restait une histoire de quatre pages quand même, qui commençait avec Jean Macé qui pour moi n’avait été jusque-là qu’un nom de collège et se terminait avec le ministère du comte Chatel (dirait Patrick Rambaud), du combat pour la gratuité de l’école aux actions citoyennes les plus vertuistes (dirait mon maître à penser), de l’Histoire au néant contemporain. En rédigeant une autre fiche sur une autre ligue de vertu, je découvris l’existence d’un Festival des solidarités locales, cette fiche-là ne faisait qu’une page, et il y avait une autres fiche d’une page aussi, mais la première était beaucoup trop longue, ma chef effrayée par le temps passé sur le superflu que le directeur ne lirait pas, elle fixait les strass disposés en cercle de mes boutons de manchette, car le directeur avait besoin d’éléments concis, ma chef effrayée par le temps qu’il me faudrait pour ratatiner la fiche, mais ce soir tout rentrait dans l’ordre, elle me demandait simplement de dériver le mot histoire en son adjectif substantivé historique car c’est comme une problématique pas un problème, jamais de problème, un événementiel pas un événement, un différentiel pas une différence, l’historique, donc, de l’association plutôt que son histoire – avant-hier on découvrit en réunion l’adjectif serviciel que l’on s’empressa de noter chacun sur son cahier et que l’on reprit en conclusion avec la gratitude la plus soumise à l’époque pour signifier au communicant qui l’avait énoncée que la notion était en voie d’intégration festive dans nos cerveaux ministériels.

A treize heures je m’échappe du bureau pour compléter ma bibliothèque murayenne à la Librairie Gallimard, mais ce n’est que ce soir que je trouve Festivus Festivus, puis Minimum respect à La Hune, d’où ce quatrain rimé, car LE MONDE EST DETRUIT, IL FAUT MAINTENANT LE VERSIFIER:

L’Histoire a basculé
Dans le fossé
Elle y a retrouvé
Le monde entier

Dans Le Monde, un journaliste parle de l’espace mouvant du monde et de la splendide fragilité, dit-il, de notre patrie, dit-il, la littérature, "trois auteurs semblent avoir trouvé un chemin pour préserver encore, pendant quelque temps, la splendide fragilité de notre commune patrie, la littérature", notre commune patrie ne meurt pas d’être ainsi vocalisée, "l’inscription de l’écrivain dans l’espace mouvant du monde", oh, mon texte est un chant, l’auteur y "intègre des vers en même temps que des passages en prose", oh, l’oralisation, bien sûr, cette voix est polyglotte, puisque l'auteur défend un placement entre les langues, oh, l’on cite Verlaine, la musique, toute chose, son texte comme un chant, si souvent allusion, oh, quand tombe la sentence la plus honteuse de cet infâme papier, "la voix, ce serait la musique humaine en littérature, avec ses aspérités, ses douleurs, ses imperfections aussi", aussi, aussi, et la sainte effraction aussi, et l’interdit de l’Alceste car je est un autre, comme le titre de cette anthologie aperçue à la librairie, Je est un autre, pour une identité-monde, oh, les trois livres "posent un seul et même problème: celui de la relation de l'écrivain avec le monde, à l'époque où l'idée même de littérature paraît remise en cause par la société du spectacle",
oh,
"la question fondamentale réside bien dans la communication",
question fondamentale, question fondamentale, les autres forment l'homme,
"la littérature repose sur un dialogue entre un auteur et un lecteur",
question fondamentale, les auteurs se communiquent au peuple,
"ce dialogue semble désormais menacé: par l'emprisonnement du lecteur dans la passion du divertissement, d'un côté", par quelque marque particulière et étrangère,
question fondamentale, les traits de ma peinture,
"par l'enfermement de l'écrivain dans la citadelle de son intériorité, de l'autre",

je ne suis pas mort, je ne suis pas mort, claironnerai-je, je suis bien vivant, moi, bien vivant, le monde, je n’y suis pas, à peine je le vois, le monde, toutes choses y branlaient sans cesse, le monde, à peine le vois-je dans les interstices du jour-le-jour des fantômes mes voisins, la terre, les rochers de Caucase, oh, les interstices,

les traits de ma peinture ne fourvoient point,

Paris se visite en coulisses,
la citadelle de son intériorité,
"Paris face cachée", farce cachée, face crachée,
"cette opération inédite entend faire, cette opération, découvrir, inédite, des endroits de Paris que touristes et habitants ne connaissent pas",
Paris vache sacrée,
"selon l'adjoint chargé du tourisme",
Paris va se fâcher,
selon l’adjoint chargé du tourisme, de l’effraction et de l’interstice,
selon l’adjoint chargé du tourisme intraveineux et des communions mortifères,
cette opération, le culte de l’effraction, de l’interstice, selon l’adjoint du tourisme et de l’effroi local, Paris, notre commune patrie d'effroi, notre moi-monde tombe à la flaque plusieurs fois par jour et autant de fois par nuit,

parenthèse,

pourquoi m’as-tu battu cette nuit,
m’as-tu griffé,
m’as-tu l’oreille englouti,

parenthèse,

"l'engouement pour les téléphones portables de la marque
américaine est tel
que des échauffourées éclatèrent vendredi devant
le magasin du quartier de Sanlitun dans la ville capitale, 
où s'étaient massées mille personnes,
qui avaient en vain attendu pendant plusieurs heures
vendredi matin, longues heures dans le froid,
des clients jetèrent des œufs
contre la devanture du magasin,
où le dernier-né
des téléphones de la marque devait être
officiellement proposé aux clients à compter
de 7 heures du matin",

et toute la journée, nouvelle journée, encore je rédige des fiches, nouvelles fiches, on pense aux pauvres arbres, on dit "les pauvres arbres" (je ne dis pas "les pauvres arbres"), ce matin d'ailleurs pour la santé des arbres et des comptes de l'Etat il y avait à neuf heures moins le quart en face l'ascenceur une montagne d'imprimantes qui avaient déserté les bureaux, et les agents, qui ne les reverrions plus, nous les agents de l'Etat nous nous lamentâmes, il faudrait maintenant courir dans les couloirs jusqu'aux mères copieuses de notes de service, d'excellents tableaux et d'efforts publics, et dans l'après-midi on apprit que la commune patrie perdait un A, que la commune patrie soudain se dégradait, ne valait plus rien sur le marché même si un ministre racontait que la commune patrie ne perdait aux yeux du monde qu'un point, petit point, que c'était presque l'excellence la plus excellente et que même ça l'était encore, qui le croyait, qui le croyait, pas nous, les fourmis, interminablement à la file, laborieuses et toutefois hésitantes, c'était un mouvement fou, dis-je,

une horde de rolleristes venant de l'avenue de Flandres déboula devant les Bouffes du Nord où l'on donnait Katja Kabanova, c'était la générale, l'opéra avait été réduit à sa plus simple caricature en une heure et demie où la belle-mère vibrait d'une démesure vociférante, David m'expliquait qu'il y avait souvent des histoires de belles-mères chez Janacek, et tandis que les rolleristes se répandaient dans le carrefour, une vieille cantatrice que David connut prima donna clamait sur le trottoir devant une assemblée soumise qu'elle avait écrit à Mazarine pour l'inviter au Bourgeois gentilhomme, qu'elle n'en avait rien à faire des racontars et des histoires de fesses de la politique, et que c'était une occasion unique d'entendre sonner l'imparfait du subjonctif,

dans Le Monde encore j'avais lu un sinistre article sur les règles d'accord dans la langue française, il fallait à tout prix que le masculin ne l'emportât plus, qu'il achèvât de disparaître dans la langue même. La journaliste, Anne Chemin, égratignait comme convenu "la compagnie de lettrés" de l'Académie Française, je retrouvais la bêtise qu'avait patiemment analysée Muray en 1999 à propos des revendications sur la féminisation des fonctions, les mêmes pauvres arguments et les mêmes accents citoyens, mais il y avait sous l'article le commentaire réjouissant d'un lecteur qui sonnait comme du Muray dans le texte, proposant à Clara Domingues, "docteure ès lettres et secrétaire générale de l'association L'égalité, c'est pas sorcier", de rebaptiser son association L'égalité, c'est pas sorcière,

voilà à quoi nous nous perdons, et l'on se perd en conjonctures aussi sur la perte du triple A, expression qu'il faudra sans doute décrypter dans quelques années à grands renforts de notes de bas de page pour expliquer ce qui arriva, qui est en train d'arriver, c'est-à-dire rien: pas une catastrophe, pas même un événement, rien d'autre que ce qui était prévu et qui ne changera rien au quotidien répétitif et à la permanence du temps flaccide de la posthistoire.

Un faux prophète se pencha sur l'alevinier
où mille alevins aliénés
attendaient l'elixir tant promis:
quelques paroles vénielles
suffirent à les enivrer
et la mare tarit.

— Ainsi le mauvais temps nielle les blés.

jeudi, 04 août 2011

Etat libre du poème

Le visage talé d'une nuit collée aux plis des draps, parfum rôdeur comme rêve herbacé,

† étendu fantasquement au milieu du nard et des soucis, le lad appliqué trace un obèle de sang, ses lèvres jumelles forment un orbe lunaire.

Puis les mots filent par la bétoire, les jours suspendent leur cours émié, c'est l'orle du poème.

mardi, 02 août 2011

Tristan des Limbes

musique,tristan des limbes 

Tristan, la tête étamée
et de cent lames entée,
las, se lamente
et brêle des dièses
et brame mille rimes
à l'asile d'Elise,
à l'astre d'Isibeal
— et l'âme d'Imelda,
bénie de mille larmes,
il la bâtit alité
en l'antre des idées.

vendredi, 22 juillet 2011

Où est l'Eternel

Dans le Livre des Rois elle désigne un verset,
des gens de Jéricho disent que le séjour de la ville est agréable,
mais l'eau est mauvaise et le pays stérile,
voici ce qui arriva,
je me suis fracassé le cubitus contre un rocher sous-marin,
Camille m’a garrotté le poignet d'un linge pudique,
tant d’algues s’étaient infiltrées dans le maillot de bain,
la mer commuée en vaste lavure, les chairs et la foule des baigneurs,
les sardines martégales puis le champagne dans les verres à pied,
le sang battu par les vents,
procurez-moi une écuelle et mettez-y du sel,
la petite frappe les eaux chaque jour, de colère contre les vagues aveugles,
le dernier jour seulement nous contemplons la discrétion des poissons à découvert dans l'onde transparente,
dans quelle décoction trempe-t-elle le linge souillé,
elle répond par La Flûte enchantée à la musique barbare des voisins,
je suis comme une anguille, je me faufile de partout dit-elle,
commente abondamment les frondaisons merveilleuses d’une plante verte à la fenêtre,
il fait nuit quand la petite éolienne tourne folle,
le parement de nos vies égaye les conversations,
souvent je réponds par des silences,
pour dessiner une cerise elle prendrait un dé à coudre, une pomme un verre,

Josiane,

je veux mon Opium dit-elle, Opium c'est le chien, il a sept ou quatorze ans, c'est selon,
ce fils d'assassin envoie quelqu'un pour me couper la tête,
ce malheur vient du Seigneur,
que puis-je encore espérer du Seigneur,
donne ton fils et nous le mangerons, mais elle avait caché son fils,
elle hurle le jour où elle ramasse un mégot dans la cour,
ce fut une maison de maître, maintenant découpée en cinq appartements,
pour elle vingt-cinq ans dans vingt mètres carrés,
six doses de produit pour venir à bout des traces de doigt sur les placards mélaminés de la cuisine,
et les carreaux comme ceux du métro parisien mais étrangement immaculés,
le fond des casseroles trentenaires étincelle de vinaigre,
Jésus avait cinq frères et soeurs, sont-ils couillons ces catholiques,
elle se souvient de l'italien,
confond peut-être Tosca et la Toscane,
me parle de mes jambes,
attend le facteur,
consulte les pierres magiques sur la table en formica,
décrit la tête d'ange d'un ministre qui apparaît à l'écran de son téléviseur cubique,
se couche à l'heure où hier elle se leva,

le mannequin, Camille avait laissé les consignes,
elle saisit ses vêtements et les déchira en deux,
un cadavre exquis dans les colonnes du Canard enchaîné,
allô maman complètement bobo,
empoisonnement jusqu'à la lie mais pas plus,
quelque boîte à images socialiste,
puis les laisses de papier crépon, une dentelle de papier toilette,
en guise de collier un fil de fer circonvolu et dans l'oeil de la spirale un galet miniscule,
des savons, des melons, un pain aux noix, une robe, une montre achetés sur le marché,
consignes de sécurité, voleurs de poche,
dans la station du Vieux Port on a le choix des couleurs, j'avais d'abord écrit Vieux Mort,
prière de ne marcher que sur les dalles de la couleur qu'on s'est choisie, blanc, bleu clair ou bleu foncé,
sur les murs avant de refaire surface toucher les galets rangés brillant d'un vernis artificieux,
et souvent dans la rue les jeunes femmes et hautes lui donnent un coup de sac à main et elle s'en plaint,
collectionne les touillettes qu'elle ne manque jamais de demander au cafetier au moment de régler l'addition,
un jour au bar tabac une cagole plus bariolée que tous les papiers crépons de notre mannequin lui montre un bijou de sac étincelant,
elle prononce tabaque, déçue de ne pas avoir même gagné trois euros cinquante,
réfute mes arguments, toi avec ton hasard,
si le Seigneur ne veut pas te secourir, avec quoi pourrai-je te secourir?

Un jour il y eut un garçon romanesque et désoeuvré,
il allait de la mer au sable et du sable à la mer,
parfois changeait de place trimballant ses maigres effets et tout couvert de blonde poussière et de poussière de cristal,
il brillait de mystère et de volonté,
semblait une fleur commune et belle pourtant,
c'était un fils du roi,
tous les autres, égorgés,
ils étaient soixante-dix,
exposés en deux tas à l'entrée de la ville jusqu'au matin,
je chanterai pour toi,
je chanterai pour toi,
ton nom m'est inconnu,
ton coeur une abstraction,
tes yeux plus clairs que ta peau,
je m'appelle Millepertuis, Pimprenelle, Immortelle des Dunes.

jeudi, 26 août 2010

Poème de la TS

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jeudi, 19 août 2010

L'été chrysalide

La ville se comble de frustrations, les drames sont à tous les coins de rue, on a même apporté un sable noir pour habiller les trottoirs le temps d'une saison. Moi, je décline toutes les offres de repos, seul m'attire le déclin. Chercher des itinéraires de soleil, je n'ai même pas le courage de faire semblant: des ballons crèvent stupidement dans les mains des enfants — cet été je n'aurai pas mangé un seul fruit d'été, mais je soupire la rumeur de tes phrases: dans la somme de tes sommeils, sans effort, chaque nuit sécrète un lendemain, nuit après nuit — puis je serai fille.

mardi, 17 août 2010

Mon front est rouge encore

De quoi je me débarrasse, une science impure, d’imparfaites figures: nettoyer de temps à autre, quand le diable s’en mêle, mon cerveau décelé. D’éphémères ruisseaux emportaient hier le limon de la ville, j’observais le phénomène à l’angle d’une catastrophe, pavé disjoint, fraction de vie sous la pluie battante. Une ombrelle de méduse flânait sa trajectoire en pulsations aveugles, c’était plus qu’un songe, moins qu’un baiser.

Ma conscience noire, mon amour écarlate

Je fréquente ma conscience noire dans un sonnet millimétré, j'invente mes déboires, je racle mon sous-sol:

Mon amour écarlate étreint toutes les peaux,
il s'endort au levant et se lève au couchant,
il rumine en son âme et plus vierge se drape
d'hypothèses sacrées où la vie s'amoncelle.

En la foule alarmée passant de vaines heures,
il étiole les peurs et navigue sa course;
les lueurs de la nuit ne lui sont pas plus douces
qu'un poème alangui de mots alambiqués.

Les choses nécessaires lui sont peu de chose,
il se trouble soudain qu'on lui lèche le pied
— il recherche la paix et l'antique sagesse:

Il est comme un idiot suspendu au désert,
ses lèvres desséchées articulent la soif,
et son ombre divague où décide le vent.

Joachim Delorme, Panique poésie

dimanche, 15 août 2010

J'étais pourtant si bien désigné entre ses bras

On se mettait à table au moment du Cire die mais ça n’avait rien de sinistre je crois. La poupée avait pu danser la valse, la plus belle de toute la littérature: elle se démantibule si facilement, on lui passe une large culotte inadaptée, la manche gauche se découd, la tranche fracassée, il n’y a rien à faire, et la tête mal vissée pendule bêtement.

Maintenant c’est un allegro ma non troppo, le finale du Stabat mater de Boccherini, on fourre la poupée dans la gueule du loup, plus exactement, dans son gosier large car c’est un loup marionnette qu’on enfile comme un gant, les doigts actionnent sa gueule édentée.

On passe à la Valse minute qui crépite et dégouline aussi délicatement que les bougies, pleine de ronds bémols, et déjà un Nocturne, mi bémol majeur, les habits étalés sur le parquet, il y a des murmures de petite fille, c’est un univers de peluche et de plastique, de technique et de folie douce.

Elle se transporte en rotations divines sur un tabouret chromé, pose de temps à autre les pieds au sol, voudrait déjà être au soir, fait une provision de livres bariolés, mais comme les Etudes de Chopin sont plus profondes encore, et comme la dureté d’un la mineur brille soudain!

Tout pourrait s’éteindre avec la Valse en ut dièse, qui déploie toutes les émotions, mes états divers, la peur dévorante aussi bien que la mort prochaine, le deuil amoureux, la course exaspérée, les larmes qui ne sont que sel, le sang qui enfin remonte la pente des veines.

Je continue de brûler bougie sur bougie, j’accélère la consomption en laissant l’édifice de coulures violettes quelques minutes au vent, ça crépite merveilleusement sur un napperon de papier noirci d’un texte japonais qui commence ainsi: "Pour qui avait vécu, comme moi, une jeunesse de chien bâtard, le monde n’était qu’un mot bredouillé dans un délire."

jeudi, 12 août 2010

Recherche du postulat

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