mardi, 01 septembre 2009

Au printemps de quoi rêvais-tu... (Youtube)

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Durée: 7'04

Slideshow de 100 photographies: promenade printanière dans Paris, affiches, tags, personnages peints, dessinés, croqués, collages, arrachements, regard du photographe sur les regards figés déjà dans les images de communication, d'information, de consommation. Et quelques personnes bien réelles, des hommes croisant d'autres hommes, des reflets dans les vitrines ou dans les miroirs urbains.

Des inscription qui disent la fantaisie, l'énergie, la souffrance, la haine, la guerre.

Il y a aussi un jardin, une herbe grasse, une petite danseuse en tutu Hello Kitty: le même personnage de conte devenu objet de consommation qu'on voit dans une vitrine de magasin, à côté d'un tee-shirt à l'effigie du président américain.

Et puis la musique. Le titre, "Au printemps de quoi rêvais-tu...", comme la chanson de Jean Ferrat. Je l'entends en voyant défiler les images. La bande son est silencieuse, mais c'est bien cette musique-là, cette voix, et ces paroles:

"Au printemps de quoi rêvais-tu ?
Vieux monde clos comme une orange
Faites que quelque chose change
Et l'on croisait des inconnus
Riant aux anges
Au printemps de quoi rêvais-tu ?

Au printemps de quoi riais-tu ?
Jeune homme bleu de l'innocence
Tout a couleur de l'espérance
Que l'on se batte dans la rue
Ou qu'on y danse
Au printemps de quoi riais-tu ?

Au printemps de quoi rêvais-tu ?
Poing levé des vieilles batailles
Et qui sait pour quelles semailles
Quand la grève épousant la rue
Bat la muraille
Au printemps de quoi rêvais-tu ?

Au printemps de quoi doutais-tu ?
Mon amour que rien ne rassure
Il est victoire qui ne dure
Que le temps d'un Ave, pas plus
Ou d'un parjure
Au printemps de quoi doutais-tu ?

Au printemps de quoi rêves-tu ?
D'une autre fin à la romance
Au bout du temps qui se balance
Un chant à peine interrompu
D'autres s'élancent
Au printemps de quoi rêves-tu ?

D'un printemps ininterrompu"